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Les premières années de la communauté furent précaires et la croissance ne commença d'une manière importante que dans les années 1630s. Mais dès 1611, les premiers missionnaires Jésuites sont arrivés pour subvenir aux besoins spirituels des Mi'kmaqs et du peu de résidents français de Port Royal. En 1613, la paroisse de St-Jean Baptiste, souvent désignée comme de la plus ancienne au Canada - fut établie.
Pendant presque 150 années, cette paroisse de colons venus de France servi de centre pour la population toujours grandissante - colons qui apportèrent avec eux une aptitude à la culture du sol, provenant de marais salants, construisant des aboiteaux dont la fonction principale était d'empêcher l'inondation des prés bas. Ils apportèrent aussi avec eux une profonde fidélité à la foi catholique et ses institutions. Bientôt, ces colons furent connus par le nom d' Acadiens.
La destruction et la perte furent les thèmes prédominants de l'histoire des débuts de l'Acadie. Au moins cinq bâtiments différents servirent d'église durant les premières 150 années de la paroisse St-Jean Baptiste. Ils furent tous détruits par le feu ou par des attaques ennemies durant plus d'un siècle de batailles et de guerres que se livrèrent Français et Anglais sur le sol de l'Acadie. À travers tous ces bouleversements, il est surprenant que même un petit nombre de documents a survécu.
La plupart de l'Acadie fut céde de manière permanente à l'Angleterre en 1713; Port-Royal devint Annapolis Royal et l'Acadie devint la Nouvelle-Écosse. L'événement le plus tragique pour les Acadiens se passa en 1755 quand les autorités à Halifax décidèrent d'exiler les habitants français — événement appelé communément le Grand Dérangement.
Pendant l'automne de cette année et continuant par intermittence au cours des années qui suivirent, la majeure partie de la population acadienne — hommes, femmes et enfants — fut rassemblée par des troupes de l'Angleterre et de la Nouvelle-Angleterre, embarquée sur des navires et exilée à des destinations aussi dispersées que la Nouvelle-Angleterre, les Indes occidentales, la Grande-Bretagne et la France.
Cet épisode tragique a contribué à la destruction, la perte et l'aliénation presque complète de documents créés au sein des communautés agricoles isolées du territoire de l'Acadie.
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The community's earliest years were precarious; significant settlement and growth did not really begin until the 1630s. By 1611, however, the first Jesuit missionaries had arrived to minister to the Mi'kmaq and to Port-Royal's very few resident French. In 1613, the parish of St. Jean-Baptiste — often referred to as Canada's oldest — was established.
For nearly 150 years, this parish served as a focal point for the steadily-growing local population — farmers from France who brought with them skills in agriculture, animal husbandry and land reclamation, along with a deeply-rooted fidelity to Roman Catholicism and its institutions. Collectively, and as the colony spread outward from its original nucleus around Port-Royal, the French settlers came to be known as Acadiens (Acadians).
Destruction and loss were predominant themes in the early history of Acadia. Thus, while as many as five different church structures — perhaps more — were built to serve the parish of St. Jean-Baptiste during the community's first 150 years, these buildings were all lost over time, victims of ravaging fire or hostile attack, particularly as the French and English engaged in their century-long tug-of-war for ownership of the colony. Through all these upheavals it is little wonder that few records have survived.
Mainland Nova Scotia was ceded permanently to England by the Treaty of Utrecht in 1713; Port-Royal became Annapolis Royal and the name of the colony was changed to Nova Scotia. The pivotal event in the history of the Acadian people, however, came in 1755 with the Grand Dérangement or Expulsion of the Acadians.
Beginning in the autumn of that year, and continuing intermittently over the next few years, most of the Acadian French — men, women and children — were rounded up by British and New England troops, embarked on waiting transport vessels, and removed from the colony that was their home. The vessels carried them instead to widely dispersed destinations, including New England, the West Indies, Great Britain and France.
This climactic episode guaranteed the almost complete destruction, loss or alienation of whatever scattered records might have been created within the isolated, agrarian-based communities, and which otherwise might have survived earlier troubles in the colony.
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