![]() |
|
|
Government Home> Natural Resources
> Module 2 |
|
| Gestion
Des Boisés Cours D'étude À Domicile
Module 2 Méthodes
De Récolte |
|
|
Le
tour de la question |
Généralités La coupe à blanc est l'extraction de tous les arbres d'un endroit par une seule coupe dans l'attente de l'établissement d'une nouvelle forêt équienne, suite à la récolte (Figure 1). Pour être qualifié de coupe à blanc, la superficie de la coupe doit être suffisamment grande pour augmenter les températures de l'air et du sol, accélérer la vitesse de décomposition de la matière organique, et réduire la teneur en humidité du sol de surface de la majeure partie de la zone récoltée. Cette influence forestière ne sera pas rétablie avant qu'une nouvelle forêt n'occupe le site. Toutefois, la forêt entourante exercera encore une influence sur une certaine distance dans la nouvelle coupe. De plus petites coupes, où l'influence de la forêt n'est pas éliminée, appartiennent à la méthode de la coupe abri ou aux méthodes de coupe de jardinage discutées dans les leçons deux et trois. La superficie d'une coupe à blanc peut varier de 0.2 hectares (0.5 acres) à 50 hectares (125 acres) ou, ce qui est plutôt rare en Nouvelle Écosse, encore davantage. Certains arbres ou bouquets d'arbres devraient être laissés
sur place pour les besoins de la faune, mais si un trop grand
nombre d'arbres de qualité inférieure demeurent
sur le site, alors on pourra dire que la coupe à blanc
se transforme en coupe d'écrémage. Les arbres
|
Selon la pensée populaire, une coupe à blanc détruit l'habitat de la faune sauvage. Ceci est vrai pour les espèces dont la survie exige un habitat en forêt adulte, mais la coupe à blanc améliore l'habitat pour certaines autres espèces fauniques. Par exemple, les animaux (petits rongeurs et oiseaux nichants par terre) qui arrivent à satisfaire les besoins essentiels à leurs vies, en entier ou en partie, dans ces endroits ayant une couverture végétale composée de plantes et d'arbustes et offrant un minimum d'ombre, sont généralement abondants suite à une coupe à blanc. De plus, les oiseaux de proie et autres prédateurs qui se nourrissent de souris et de petits rongeurs fréquenteront aussi ces endroits pour chasser. De toute façon, les effets néfastes d'une coupe à blanc peuvent être réduits en suivant les principes directeurs sur la faune qu'on discute dans la quatrième leçon. On n'entreprend pas la coupe à blanc sans avoir auparavant considéré comment un site va se repeupler avec de jeunes arbres nouveaux. Si une plantation et/ou l'enlèvement de la compétition pour le semis est requis, alors le propriétaire devrait mettre de côté une partie de ses revenus de l'exploitation de sa terre à bois pour l'aider à couvrir ces frais. Suivre les conseils offerts dans l'information qui suit réduira la possibilité que cela se produise. En général, la coupe à blanc doit se pratiquer dans les peuplements adultes, qui sont composés d'espèces d'arbres qui ont la capacité de se régénérer, et même de profiter, suite à une perturbation majeure, et où cela atteindra les objectifs du propriétaire pour l'endroit en question. Le Tableau 1 offre plus de détails. Les avantages et les désavantages de la méthode de la coupe à blanc sont présentés dans le Tableau 2.
Figure 1.
La Coupe À Blanc Avec Régénération Naturelle Plus des deux tiers des boisés récoltés par une coupe à blanc en Nouvelle Écosse se régénèrent de façon naturelle, mais la régénération qui en résulte peut ne pas avoir la même composition d'espèces que la forêt qu'on a récoltée. Éclaircir le peuplement pour favoriser certaines espèces désirables dix ou quinze ans après la récolte peut souvent avoir comme effet d'améliorer le mélange et la qualité de la nouvelle forêt. En fait, cet éclaircissage précoce s'avère bénéfique pour la majorité des peuplements régénérés de façon naturelle. Cependant, il y a des moyens d'améliorer ce mélange d'essences suivant une coupe à blanc qu'on doit considérer avant même de procéder à la coupe. Des méthodes de coupes partielles offrent parfois une alternative et elles sont examinées dans les leçons deux et trois. Dans la présente leçon nous nous concentrons sur le sujet de la coupe à blanc. Premièrement, il nous faut comprendre d'où proviennent les nouveaux arbres suite à la coupe. Ils peuvent venir de la semence déjà là sur le sol de la forêt, ou de celle qui est poussée par le vent le long de la bordure de la coupe, ou encore, de nouvelles pousses de racines et de souches d'arbres qui ont été abattus. Enfin, une régénération établie avant la coupe contribue au reboisement de certains endroits coupés à blanc. Donc, une régénération naturelle dépend de l'ensemencement avant, durant et après la coupe. Durant la planification de la coupe, évaluez premièrement toute régénération déjà présente. Demandez-vous si elle est apte à survivre. Pendant la récolte, évitez autant que possible les dommages. On peut les minimiser en transportant le bois et en effectuant la coupe en hiver quand une couche protectrice de neige est présente. Cependant, un certain endommagement est inévitable et même acceptable si la régénération est d'une grande densité et si elle s'étend sur tout le site. Si aucune régénération n'est présente, alors vous allez devoir compter sur la semence. Même si elle est déjà présente dans le sol de la forêt, une semence âgée de plus d'un an, pour la majorité des espèces arboricoles n'a plus la capacité de germer. Donc, une nouvelle régénération dépendra d'une nouvelle semence. Les possibilités d'étendre la semence sont meilleures quand il y a des espèces d'arbres désirables sur le bord de la coupe proposée, et si la coupe se fait quand ces arbres et les arbres qui sont abattus sont pleins de cônes mûrs. Un bon lit de germination en forêt est aussi de première
importance pour l'établissement du semis. Chaque espèce
a ses propres exigences qui augmenteront ses possibilités
de survie.
(B) La lumière du soleil
On peut améliorer la couverture de semence en limitant la superficie de la coupe, en profitant des vents dominants et en créant des lisières ou bordures irrégulières. Une plus grande quantité de semence tombera du côté sous le vent d'une coupe que du côté du vent (Figure 2a). Si pratique, placez les côtés les plus longs à angles droits face aux vents dominants. En Nouvelle Écosse, les vents dominants soufflent généralement entre le nord-ouest et le sud-ouest. Aussi , une plus grande quantité de semence tombera à proximité d'une bordure de coupe que vers le centre de celle-ci. En plus d'améliorer la distribution de la semence, les bordures irrégulières sont habituellement plus attrayantes et offrent plus de bienfaits pour la faune (Voir la quatrième leçon). On a développé des variantes sur la coupe à
blanc pour profiter au maximum des bordures et des vents dominants.
Ces coupes par bandes et par bouquets impliquent la récolte
d'un peuplement en plusieurs coupes, habituellement sur une période
de cinq à dix ans. Une méthode qui profite des bordures et des vents dominants est la méthode en bandes successives (Figure 3a). La superficie à couper est au départ divisée en bandes de largeurs égales en utilisant un ruban marqueur pour indiquer les limites des bandes. Ensuite on procède à la coupe de chaque deuxième bande. Les rideaux d'arbres laissés entre les deux coupes fournissent une semence pour les bandes coupées et les protègent d'un excès de soleil et de vent. Si une telle chose est pratique, on devrait les orienter à angle droit face aux vents dominants et/ou dans une direction nord-ouest à sud-est pour minimiser l'exposition des jeunes arbres au soleil (Figure 2b). En général, une bonne règle à suivre est de garder les bandes moins larges que deux fois la hauteur d'un arbre moyen porteur de graines. Une largeur de bande serait normalement de 20 mètres (66pieds). La bande doit être suffisamment large pour tenir ferme contre le vent et être composée d'une quantité d'arbres désirables pour une production adéquate de semence. Si la bande de coupe est très étroite (moins large que la moitié de la hauteur moyenne du peuplement) alors on pourrait la qualifier de la coupe abri à bandes (voir la page?). Avant de procéder à la récolte des rideaux d'arbres laissés en bandes, assurez-vous que les bandes coupées se sont régénérées. C'est ensuite que vous déciderez comment régénérer les bandes rideaux. Dans les peuplements qui se tiennent ferme face au vent, une légère coupe d'abri (voir la deuxième leçon) peut être utilisée dans le but d'encourager le développement d'une régénération naturelle à l'intérieure des bandes rideaux. Dans quelques cas, pour de nouveau établir un couvert forestier, c'est une plantation par repiquage qui sera nécessaire.
La Coupe À Blanc En Bandes Progressives La coupe à blanc en bandes progressives est la récolte du peuplement en trois coupes successives échelonnées sur une période de cinq à quinze ans (Figure 3b). Ce qui la différencie de la coupe successive, c'est qu'on ne coupe que chaque troisième bande. L'avantage de cette façon de procéder est qu'au moins le deux tiers du boisé est régénéré avant la coupe définitive des bandes qui restent. Autrement, les deux coupes sont très similaires. La Coupe À Blanc En Bouquets La coupe à blanc en bouquets comprend la récolte du peuplement par une série de petites coupes à blanc. Elle est à recommander où:
Parce que les superficies de ces coupes sont restreintes, elles devraient connaître une excellente étendue de semence et bien régénérer dans quelques années. Par la suite, les récoltes futures pourraient agrandir les bouquets et/ou en créer de nouveaux. Pour assurer une croissance rapide de semis et de jeunes arbres, et pour développer une forêt équienne, le peuplement au complet doit être récolté pendant les dix à vingt ans qui suivront la première coupe. La Coupe À Blanc Avec Régénération Artificielle Si un endroit qui a été récolté n'a pas régénéré naturellement, alors on doit procéder à une régénération artificielle. Les tentatives d'ensemencement artificiel n'ont pas, en général, connu un grand succès en Nouvelle Écosse. C'est alors que la plantation est la meilleure option. Planter une superficie au complet peut coûter $1000. par hectare ($400. par arpent) et même davantage si on calcule les coûts du débroussaillement, de la plantation, du désherbage et de l'achat de semence. Voilà, donc, la raison pour la suggestion donnée à la page 2 de garder de l'argent en réserve pour aider à couvrir ces frais. Si une partie de la coupe devait se régénérer naturellement, alors seuls les endroits où il n'y a pas d'arbres qui poussent auront besoin d'être plantés. Cette technique, la plantation de comblement, garantie que l'endroit sera très bien stocké en arbres, mais on économise sur le débroussaillement du site et à l'achat de semence. Avant d'entreprendre un reboisement complet, l'élimination de tout ce qui gêne la plantation est nécessaire. Cela comprend le réaménagement et/ou le broyage des déchets de coupe pour faciliter la plantation et réduire le danger d'incendie. Parfois, le simple fait de passer sur le site avec un porteur forestier chargé peut faire l'affaire. La plantation peut aussi être facilitée si on mélange le terreau et la couche organique supérieure. Cela s'accomplit jusqu'à un certain point lorsque le bois est transporté par traînage (halage) à travers la coupe. De plus, un équipement spécial pour le débroussaillement du site peut être utilisé pour accomplir les mêmes travaux. Des charrues spécialisées sont parfois employées dans le bût d'améliorer le drainage du site. Lorsque le site est prêt il est souhaitable de commencer la plantation le plus vite possible. Cela permettra aux jeunes plants de profiter d'un certain avantage dès le départ pour ce qui est des valeurs nutritives dégagées par les branches et les déchets organiques en décomposition. Cependant, en raison du danger que représente le charançon,
les sites de bois mixte et de bois mou ne devraient pas être
plantés pendant au moins deux ans à partir de la
récolte. Le processus du vieillissement rendra les souches
et les déchets de coupe moins attrayants pour le charançon. En général, les coupes à blanc sont des environnements difficiles pour de jeunes semis nouvellement plantés. Donc, le semis doit être choisis et planté avec soin. Les espèces devraient bien convenir aux sites (p.ex. pin blanc dans un site sablonneux, creux, et sec et épinette noire dans un sol humide et peu profond). On discute plus en détail du sujet dans le cinquième module de la présente série.
|
||||||||||||||||||||||||||
Utiliser un engin de survol amélioré tel Microsoft Internet Explorer ou Netscape Navigator pour mieux visionner le site. Site
conçu et élaboré par |