



Le drapeau acadien

Le drapeau acadien a été choisi à Miscouche (Î.-P.-É.) en 1884 dans le cadre de la deuxième Convention nationale acadienne. Le drapeau a été conçu et proposé par le père Marcel François Richard, et fabriqué par Marie Babineau. Le premier drapeau est maintenant préservé au Musée acadien de l'Université de Moncton.
En l'honneur du patrimoine français des Acadiens, le drapeau acadien est formé du drapeau bleu, blanc et rouge de la France. La partie bleue représente l'harmonie entre la mer et le ciel, la partie blanche représente le caractère pur de l'esprit et la paix du présent, tandis que la partie rouge symbolise la misère et les souffrances du passé.
L'étoile jaune, symbole de la Vierge Marie, a été ajoutée dans le coin supérieur gauche de la partie bleue afin de représenter la religion catholique. Cette étoile de la mer, Stella Maris, fournit la lumière et la protection de la Vierge Marie, guidant les marins à travers les tempêtes et les écueils, vers le futur.
Évangéline

L'histoire d'Évangéline, rédigée par Henry Wadsworth Longfellow en 1847 sous forme d'un poème de 1 400 vers, raconte les événements tragiques de la Déportation des Acadiens par le biais du récit fictif de deux amoureux.
Évangéline Bellefontaine et son fiancé, Gabriel Lajeunesse, sont soudainement séparés en 1755 lorsque les Britanniques décident de chasser les Acadiens de la Nouvelle-Écosse. L'histoire se passe dans le village de Grand-Pré. Évangéline promet à Gabriel que leur amour les protégera du mal. Malgré la misère et les souffrances, elle ne perd jamais l'espoir de retrouver, un jour, son amant. Après des années d'errance, elle retrouve enfin Gabriel dans un hôpital à Philadelphie. Elle se rend à son chevet et Gabriel meurt dans ses bras. Peu de temps après, elle meurt aussi, le cœur brisé.
Une magnifique statue de bronze d'Évangéline, conçue par Louis-Philippe et Henri Hébert, a été dévoilée en 1920 à l'endroit qui est maintenant le lieu historique national de Grand Pré. Cette statue symbolise la loyauté et le courage du peuple acadien.
La Croix de la Déportation

En 1924, la Croix de la Déportation a été érigée près de la voie ferrée, à environ un mille de l'église-souvenir du lieu historique national de Grand-Pré. Elle a été érigée en mémoire des Acadiens victimes de la Déportation de 1755. En 2005, la croix a été déplacée à Horton Landing, l'endroit où des centaines d'Acadiens ont attendu, à l'automne 1755, d'être transportés jusqu'aux bateaux ancrés dans le bassin des Mines. Ils ont été déportés dans les colonies anglo américaines sur la côte de l'Atlantique. Les Acadiens qui habitaient les autres communautés le long de la baie de Fundy ont été déportés de la même façon. Pendant l'automne 1755, plus de 6 000 Acadiens ont été déportés de la Nouvelle-Écosse.
Monument acadien

Le 2 décembre 2003, le gouvernement du Canada a adopté le contenu de la Proclamation royale de la reine Elizabeth II, reconnaissant les faits historiques de la Déportation du peuple acadien et les souffrances vécues. Au même moment, le gouvernement du Canada a déclaré officiellement que le 28 juillet de chaque année sera la Journée de commémoration du Grand Dérangement, nom couramment utilisé pour décrire la période de la Déportation, qui a débuté en 1755 et qui s'est poursuivie jusqu'en 1763.
Le 28 juillet 2005, dans le cadre du 250e anniversaire de la Déportation, une réplique de la Croix de la Déportation a été dévoilée sur le front de mer d'Halifax. Ce monument commémoratif fait face à l'île Georges, dans le port d'Halifax, où des centaines d'Acadiens ont été emprisonnés pendant le Grand Dérangement, de 1755 à 1763.